Ce midi, je regardais une vidĂ©o sur Youtube dâune personne qui mâintĂ©ressait, mais en mĂȘme temps, je dĂ©crochai. Je suis de plus en plus rĂ©fractaire Ă lâidĂ©e de devoir se mettre devant des dizaines de minutes pour subir passivement (et de plus en plus avec des sĂ©quences dâillustration gĂ©nĂ©rĂ©es par vous savez quoi) les propos dâune personne qui pourraient soit tenir en un paragraphe, soit sont suffisamment complexes pour quâun support Ă©crit soit bĂ©nĂ©fique. Dans les 2 cas, un livre est supĂ©rieur.
Pour les shorts, si certains arrivent Ă bien synthĂ©tiser des idĂ©es, la plupart nâillustrent que la vacuitĂ©. En rĂ©alitĂ©, on pouvait faire des vidĂ©os courtes avant les âshortsâ, de mĂȘme quâon pouvait ĂȘtre concis avant le microblogging en 140 caractĂšres. Les outils technologiques façonnent notre pensĂ©e et notre expression.